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Les différentes formes de jeûne

On parle de jeûne préventif, ou thérapeutique.

Le jeûne préventif est effectué par des personnes en relativement bonne santé, sans attendre d’être malade. Cela fait partie d’une hygiène de vie de prévention : « Mieux vaut prévenir que guérir ». C’est le jeûne que pratiquement tout le monde peut effectuer.

Le jeûne thérapeutique est le jeûne utilisé en complément de traitements médicaux, dans le but de soigner un malade. Le jeûne, par essence, de par ses effets physiologiques, est de toute façon thérapeutique.

On distingue le jeûne hydrique et le jeûne sec.

Le jeûne hydrique est le plus répandu par comportant pas ou très peu de risques. En jeûne hydrique on ne consomme aucun aliment solide, mais on boit beaucoup d’eau. On veille à une bonne hydratation. Par extension, selon les méthodes employées, on peut ajouter la consommation d’autres liquides : tisanes, bouillon de légumes filtré non salé, jus de fruits ou de légumes, frais. Dans ce cas il s’agit plutôt d’une diète ou mono-diète, qui maintient un apport hypo-calorique, des sels minéraux et des vitamines. C’est plus facile pour les jeûneurs débutants. Les jeûneurs expérimentés ont tendance à se contenter d’eau.

Le jeûne sec est l’abstinence totale de tous alimenst aussi bien liquides que solides. pas même une goutte d’eau. Comme la déshydratation sévère nous guette après trois jours sans eau, il est clair que c’est une pratique nécessitant des précautions. Plutôt à effectuer sur prescipriton d’un médecin, dans un but thérapeutique précis, et dans un environnement médicalisé.

e jeûne utilisé en complément de traitements médicaux, dans le but de soigner un malade. Le jeûne, par essence, de par ses effets physiologiques, est de toute façon thérapeutique.

Les durées du jeûne

Le jeûne intermittent est répandu dans les pays anglo-saxons et véhiculé par les medias, car facile à pratiquer pour la plupart des gens. Il s’agit de jeûner peu de temps, de façon discontinue, en respectant une certaine fréquence. Cela nécessite quelques tatonnements pour trouver votre bon rythme, puis ce jeûne devient partie intégrante de votre hygiène de vie, sans efforts.

Le jeûne intermittent, principe des 16h : On laisse 16h, chaque jour, entre le dernier repas de la veille et celui d’aujourd’hui. Cela laisse le temps à l’organisme de plus détoxiner, quotidiennement. Exemple : on se passe de petit-déjeuner, on prend un repas à midi et un autre à 20h. Même si cela va à l’encontre des principes de diététique, c’est un rythme qui convient à beaucoup de gens. Si on préfère manger un petit-déjeuner, on décale : repas à 10h, puis à 18h, ou petit-dejeuner vers 8h, et repas vers 16h. Le premier repas doit être plus protéiné que sucré, et si on mange à 20h, ce repas doit être assez léger.  

Le jeûne intermittent, principe 5/2 : On mange « normalement » 5 jours, on jeûne 2 jours, et on répète chaque semaine. Sur ces bases, vous pouvez inventer votre propre rythme : 6/1, 4/3… 

Ce qui compte : rappelez-vous pourquoi vous faites ce jeûne intermittent. Trouvez le rythme qui vous convient, pas celui du voisin. Une fois intégré à votre hygiène de vie, continuez tant que cela vous est utile. Si ce n’est plus le cas, adaptez et changez de rythme !

Le jeûne hebdomadaire :  c’est le rythme 6/1. On mange normalement 6 jours, on jeûne 1 journée, de préférence toujours le même jour. Par exemple, vous jeûnez le lundi. Le dimanche soir, prenez un repas léger, soupe ou salade, peu ou pas protéiné, uniquement végétal. Le lundi, jeûnez en buvant de l’eau, éventuellement des tisanes et/ou un jus, plutôt de légumes, frais maison. Le soir, rompez le jeûne par un souper léger comme la veille. Les personnes qui pratiquent ce jeûne mettent généralement environ 3 semaines à l’installer dans leurs habitudes, puis constatent, au bout de 3 mois, qu’il leur est difficile de s’en passer.

Les jeûnes d’une semaine ou plus

Le jeûne d’une semaine est assez facile à vivre pour beaucoup de jeûneurs. Il est préférable de se faire accompagner par quelqu’un d’expérimenté, surtout les premières fois. Précédé d’une période de préparation, et suivi d’une période de reprise alimentaire, le jeûne est hydrique et s’exécute pendant 6, 7 ou  8 jours. Il peut y avoir quelques symptômes physiques désagréables, de courte durée,et/ou des épisodes émotionnels. Le nettoyage et la régénération cellulaire sont déjà bien efficaces en une semaine. Jeûner une semaine peut être répété à une fréquence annuelle, ou deux fois par an, au printemps et à l’automne par exemple. De nombreux témoignages montrent que jeûner trois fois une semaine, avec des jeûnes répartis sur 12 à 18 mois, diminue drastiquement et va parfois jusqu’à éliminer complètement des allergies, de type respiratoire ou de peau notamment.

Prolonger le jeûne après la première semaine est plus délicat et demande souvent d’avoir déjà un peu de pratique. Il arrive souvent qu’on soit si bien en jeûnant, qu’on n’a pas tellement envie de reprendre l’alimentation. Dans ce cas, on peut prolonger d’un jour à l’autre. Il convient d’être attentif aux ressentis et de savoir s’adapter aux demandes de l’organisme.

Les jeûnes de 2 et 3 semaines sont plutôt à visée thérapeutique. Il peut être nécessaire d’ajouter un complément basifiant ou des compléments de vitamines et de minéraux. Pratiquer des jeûnes longs s’adresse plutôt à des jeûneurs expérimentés, ou sous surveillance médicale.

Le guide pas à pas pour jeûner

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